La définition du parcours spirituel , en islam ,et la place qu'il occupe ici bas

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1. La définition du parcours spirituel, en islam, et la place qu’il occupe dans la vie d’ici-bas. par Abul Ala Maududi Avant tout, il est essentiel d’établir les…

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  • 1. La définition du parcours spirituel, en islam, et la place qu’il occupe dans la vie d’ici-bas. par Abul Ala Maududi Avant tout, il est essentiel d’établir les différences entre le concept islamique de la spiritualité et celui des autres religions et idéologies. Si nous n’établissons pas clairement ces différences, il est probable qu’en parlant de la notion de spiritualité, en islam, plusieurs des vagues notions populaires associées au mot « spiritualité » nous viennent à l’esprit. Il devient alors difficile de comprendre que non seulement la spiritualité, en islam, transcende le dualisme de l’esprit et de la matière, mais constitue le cœur de son concept intégré et unifié de la vie. Le conflit du corps et de l’âme
  • 2. L’idée qui a le plus influencé la pensée philosophique et religieuse est celle de la séparation du corps et de l’âme, qui ne peuvent se développer qu’au détriment l’un de l’autre. Pour l’âme, le corps est une prison et les activités quotidiennes sont des chaînes qui la gardent en état de servitude et freinent sa croissance. Cette idée a, inévitablement, amené les hommes à diviser le monde en deux domaines : le spirituel et le profane. Ceux qui ont choisi la voie séculière l’ont fait parce qu’ils étaient convaincus qu’ils ne pouvaient répondre aux exigences de la spiritualité; ils ont donc vécu des vies très matérialistes et hédonistes. Pour eux, toutes les sphères de la vie (sociale, politique, économique ou culturelle) furent dépourvues de la lumière de la spiritualité; l’injustice et la tyrannie en furent les conséquences inévitables. À l’opposé, ceux qui choisirent de suivre la voie de la perfection spirituelle finirent par se considérer comme de « nobles marginaux ». Pour eux, la croissance spirituelle était incompatible avec une vie « normale »; c’est pourquoi ils croyaient le sacrifice de soi et la mortification nécessaires au développement et à la perfection de l’esprit. Ils inventèrent des « exercices » spirituels et des pratiques ascétiques visant à tuer tout désir physique et à endormir les sens. Ils considéraient les forêts, les montagnes et les endroits isolés comme des lieux idéaux pour le développement spirituel, car à peu près rien ne pouvait les y distraire de leurs méditations. Bref, ils ne pouvaient concevoir un développement spirituel qu’en retrait du monde et des occupations quotidiennes. Ce conflit entre le corps et l’âme influença l’évolution de deux idéaux différents visant la perfection de l’homme. L’un voulait que l’homme soit entouré du plus grand confort matériel possible et qu’il ne se considère comme guerre plus qu’un animal. Les hommes apprirent à voler comme les oiseaux, à nager comme les poissons, à courir comme les chevaux et même à terroriser et à détruire comme les loups, mais ils n’apprirent pas à vivre comme de nobles êtres humains. L’autre voulait que non seulement les sens soient étouffés et conquis, mais que les pouvoirs extrasensoriels soient développés et que les limites du monde sensoriel soient repoussées. Ainsi, l’homme serait capable d’entendre des voix à de grandes distances, de voir à l’œil nu comme avec un télescope et de développer des pouvoirs à travers lesquels un simple toucher de leur main pourrait guérir un malade incurable. Le point de vue islamique diffère totalement de ces deux approches. Selon l’islam, Dieu a fait des âmes Ses déléguées, sur terre. Il leur a donné une certaine autorité et certaines responsabilités et obligations, puis les a fait vivre dans des corps physiques. Le corps n’a donc été créé que pour être utilisé par l’âme dans l’exercice de son autorité et le respect de ses devoirs et responsabilités. Le corps n’est pas une prison pour l’âme, mais son atelier de travail; et si l’âme se développe et grandit, elle ne peut le faire que par l’intermédiaire de cet atelier. Par conséquent, ce monde n’est pas un lieu de punition dans lequel l’âme se trouve malgré elle, mais un champ où Dieu l’a envoyée travailler et accomplir ses devoirs envers Lui. L’homme ne doit donc pas chercher à se développer spirituellement en
  • 3. cherchant à se détourner de cet atelier qu’est son corps et à se retirer du monde. L’homme doit plutôt vivre et travailler dans ce corps et faire en sorte que cette expérience soit la plus positive possible. Il passe un examen, sur cette terre; chaque sphère de sa vie est soumise, en quelque sorte, à un questionnaire : son foyer, sa famille, son voisinage, la société, le marché, le bureau, l’usine, l’école, le système de justice, le poste de police, le parlement et le champ de bataille, tous sont soumis à des questionnaires auxquels l’homme doit répondre. S’il laisse la plupart des questions sans réponse, il rate l’examen. Le développement et le succès ne sont possibles que si l’homme dédie toute sa vie à cet examen et tente de répondre à toutes les questions. L’islam rejette l’ascétisme et propose des méthodes et des processus efficaces pour le développement spirituel de l’homme qui ne se situent pas hors de ce monde, mais au sein même de ce monde. Le meilleur lieu pour le développement de l’esprit est la vie quotidienne et non pas quelque lieu retiré où l’homme se rend pour entrer en hibernation spirituelle. Les critères de développement spirituel Parlons maintenant de la position de l’islam sur le développement ou le déclin spirituel. L’homme doit répondre à Dieu de toutes ses actions sur terre. Il est de son devoir d’utiliser à bon escient tous les pouvoirs que Dieu lui a accordés. Il doit utiliser au meilleur de leur potentiel toutes les facultés et habiletés dont Dieu l’a pourvus afin d’obtenir l’approbation et la satisfaction de Dieu. Dans ses rapports avec les autres, il doit se comporter de manière à plaire à Dieu. Toutes ses énergies doivent être employées à administrer les affaires de ce monde comme Dieu le lui a demandé. Mieux l’homme s’acquitte de cette tâche, avec obéissance et humilité et en cherchant à plaire à Dieu, plus il se rapprochera de Dieu. Car en islam, le développement spirituel est synonyme de proximité avec Dieu. De même, il n’arrivera pas à se rapprocher de Dieu s’il est paresseux et désobéissant. Et l’éloignement de Dieu, en islam, signifie le déclin spirituel, pour l’homme. Du point de vue islamique, donc, la sphère d’activité de l’homme religieux et de l’athée est la même. Non seulement travaillent-ils dans le même contexte, mais l’homme religieux travaillera avec plus d’enthousiasme que l’athée. Oui, l’homme religieux sera aussi actif que son opposé athée, mais pas pour les mêmes raisons. Ce qui distinguera leurs actions sera la nature de leur relation avec Dieu et la motivation derrière chacune de leurs actions. L’homme religieux agit en sachant qu’il devra répondre de ses actions à Dieu et qu’il doit donc s’efforcer de respecter les commandements divins. L’athée agit dans une totale indifférence par rapport aux lois divines et n’est guidé, dans ses actions, que par des motifs personnels. Cette différence fait en sorte que la vie matérielle de l’homme religieux devient une aventure totalement spirituelle, tandis que la vie matérielle de l’athée se réduit à une existence dépourvue d’étincelles spirituelles.
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