Colloque Rhétorique philosophique et rhétorique littéraire dans les mondes grec, syrien, et arabe - Beyrouth, 2006

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Woerther, chercheur-pensionnaire à l’IFPO MATINÉE Université Saint-Joseph, salle Polyvalente, Campus des Sciences Humaines Président de séance : M. Aouad, CNRS (UPR 76) - 1. La rhétorique grecque : traditions platonicienne et aristotélicienne - 10:00-10:30 Harvey Yunis, Rice University : « Literary and Philosophical Rhetoric in Plato » The paper considers the particular way in which Plato combines rhetorical theory and rhetorical literary practice. First, I demonstrate the role of rhetoric in Plato’s political theory with examples from the  Republic and  Laws . I then consider how Plato developed a form of philosophical discourse that was addressed not to experts but to the general reading public, namely, his literary philosophical dialogues. I examine Plato’s use of rhetoric in the dialogues to help convey his message of the priority and importance of philosophy. I then turn to Plato’s rhetorical theory in the Phaedrus  and make the following points. The art ( techne ) of rhetoric sketched in the Phaedrus  is a universal art of discourse because every exchange of discourse has the potential to help or harm the auditor. The goal of the art of rhetoric is to move the soul in particular direction. Plato examines two aspects of rhetoric that exert force on a soul to move it a particular direction: the force exerted by desire ( eros ), which is demonstrated in Socrates’ Great Speech in the first half of the dialogue and makes rhetoric a kind of art of directing desire ( erotike techne ); and the force derived from argument. I conclude the paper with an extended consideration of Plato’s account of rhetorical argument and its basis in dialectic, which for Plato is the primary form of argument. 10:30-10:45 Discussion 10:45-11:00 Pause 11:00-11:30 Pierre Chiron, Université de Paris 12-Val de Marne : « La  Rhétorique  d’Aristote et la littérature » L’application du concept de « littérarité » aux productions antiques n’a rien d’évident. S’il y a une continuité nette, quoique problématique elle aussi, entre la Poétique  et la théorie littéraire moderne (qui se pare volontiers, d’ailleurs, du nom de Poétique), le problème est plus complexe encore avec la  Rhétorique . Ce que l’on peut dire sans risque, c’est que l’ouvrage comporte des jugements critiques, des prescriptions et des doctrines, notamment stylistiques, qui anticipent sur une approche littéraire de la production des textes. Notre objectif sera d’examiner quelques pans importants de ce matériau ( asteia , période…) afin de discriminer ce qui en eux est entièrement et fonctionnellement soumis au travail de persuasion des indices d’une véritable « littérarité » (conscience du signifiant, gratuité de l’esthétique, srcinalité irréductible des productions de référence…). 11:30-11:45 Discussion  11:45-12:15 Frédérique Woerther, IFPO Damas : « La rhétorique, entre dialectique et politique : Aristote, Hermagoras et al-F ! r ! b  "   » Aristote définit la rhétorique comme le « pendant » de la dialectique, dont elle partage à la fois le statut de méthode et la caractéristique de n’avoir aucun objet défini. Mais la rhétorique est également présentée comme une branche de la politique, non seulement parce que l’orateur requiert des connaissances dans le domaine des caractères, des vertus et des passions – connaissances nécessaires à la fabrication des deux moyens de persuasion techniques que sont l’ èthos  et le  pathos  – mais aussi parce que le discours oratoire dont Aristote analyse les conditions de production dans la  Rhétorique  est celui que l’orateur adresse à ses auditeurs dans le cadre de la cité Athénienne, selon les trois genres de discours (épidictique, judiciaire, délibératif). Il s’agira ici d’analyser la façon dont cette matrice définitionnelle a été interprétée dans la tradition occidentale avec Hermagoras (2 e  s. av. J.-C.) et dans le monde oriental avec al-F ! r ! b  "   (9 e -10 e  s. ap. J.-C.). On tâchera notamment d’éclairer, à partir du contexte philosophique, historique, culturel et scolaire propre à chacun des deux héritiers d’Aristote, le sens qu’il faut prêter à cette valeur « politique » de la rhétorique dont ils se font l’un et l’autre l’écho ainsi que la signification du caractère logique de la rhétorique que seul al-F ! r ! b  "   mentionne dans ses commentaires à la  Rhétorique  d’Aristote. 12:15-12:30 Discussion 12:30-14:30 Déjeuner, Cafétéria de l’USJ APRÈS-MIDI Université Saint-Joseph, salle Polyvalente, Campus des Sciences Humaines Président de séance : P. Chiron, Université de Paris 12 - 2. La rhétorique syriaque - 14:30-15:00 John Watt, Cardiff University : « Philosophical and Literary Rhetoric in Syriac » The importance of the Syrians in the transmission of Greek philosophy to the Near East and the Arabic world has long been recognised, but it has generally been assumed that the Syrians had little taste for the literary culture of antiquity. Syriac engagement with philosophical rhetoric can therefore be expected on account of their interest in the Aristotelian corpus, but not many scholars have looked to Syriac literature when tracing the history of literary rhetoric. In fact, however, both spheres are represented within the writings of the Syrians. A Syriac translation of Aristotle’s  Rhetoric  (and also of the Poetics ) existed from early ‘Abbasid times; the version itself is lost, but it was the basis of an extensive Syriac commentary by Bar Hebraeus (ob. 1286 AD), who also greatly admired the Aristotelian commentaries of Ibn S  "  na. On the literary side it has become clear that some Syriac writers stood closer to the literary culture of the Greeks than has been assumed heretofore. There is extant a large Syriac treatise on rhetoric by Antony of Tagrit (an author of uncertain date, but certainly from the ‘Abbasid period). This treatise was well known to Bar Hebraeus, who indicated that it should be read before the Aristotelian Organon in the Syriac seminaries. Bar Hebraeus therefore appears to treat it as a sort of literary-grammatical propaedeia to the philosophical  paedeia  (which of course included Aristotle’s  Rhetoric ). To some extent this accords with the content of Antony’s treatise, but the treatise also exhibits elements of philosophical rhetoric, while Bar Hebraeus’s commentary in turn exhibits aspects of the literary. This paper will discuss some of these interactions in the works of these two authors. 15:00-15:15 Discussion - 3. La rhétorique arabe de tradition philosophique : 3.1. Farabi et Averroès – 15:15-15:45 Maroun Aouad, CNRS (UPR 76): « La rhétorique d’srcine aristotélicienne et l’art de l’éloquence (‘ilm al-bal ! gha) : le cas de Farabi » Dans ses traités de rhétorique de tradition aristotélicienne, al-F ! r ! b  "   évoque plus ou moins explicitement des thèmes abordés par le ‘ilm al-bal ! gha (science de l’éloquence de tradition essentiellement arabe). L’identification exacte de ces passages n’est pas toujours aisée d’autant plus qu’on les rencontre surtout dans les  Didascalia in Rhetoricam Aristotelis ex glosa Alpharabii , introduction, conservée en latin mais perdue en arabe, du Grand Commentaire d’al-F  !  r !  b "   à la Rhétorique d’Aristote . J’essaierai d’établir un inventaire de ces occurrences et de cerner, à partir de celui-ci, la position du Second Maître à l’égard du ‘ilm al-bal ! gha. 15:45-16:00 Discussion  16:00-16:15 Pause 16:15-16:45 Charles E. Butterworth, Maryland University : « Le rôle de la rhétorique dans le Sommaire de la Logique  d’Aristote écrit par Averroès » Dans le Sommaire  (ou Courts Commentaires ) de la    Logique  d’Aristote, Averroès présente un résumé assez curieux de l’art de la rhétorique. M. Aouad a intelligemment montré qu’Averroès ne présentait un sommaire que du premier livre de la  Rhétorique . Dans cette présentation, nous tâcherons de montrer quel était le but de cette limitation et pour quelles raisons scientifiques et politiques Averroès aurait décidé de ne pas étendre son commentaire aux autres livres de la  Rhétorique .  16:45-17:00 Discussion 17:00 Fin de la première journée 21:00 Dîner MARDI 4 JUILLET 2006 MATINÉE Université Saint-Joseph, salle Polyvalente, Campus des Sciences Humaines Président de séance : W. Heinrichs, Harvard University - 3. La rhétorique arabe de tradition philosophique : 3.2. La métaphore - 9:30-10:00 Ziyad Saleh al-Zu’bi, Yarmouk University, Jordanie : « Aristotelian metaphora  and its transformations in Averroes  Rhetoric  commentary » Three core terms frequent in the Arabic commentaries to the Aristotelian Rhetoric, they are muhakat   (Mimesis),  tahyyil (Image Evocation) and tagyyir  (Metaphora). The first and second terms attracted the concern western and Arab scholars, The term tagyir , as far as its Arabic conception is concerned, received no serious studies in order to reveal the Aristotelian srcins of the term formations, and to display its transformations at the time of its beginning penetrated through translation and philosophical explanations, and then used, in the Arabic culture. This paper, therefore, aims at dealing with this term tagyir  (Metaphora) as it appears in the commentary of Ibn Rushd to the Aristotelian  Rhetoric . The paper attempts to set aside the transmutations that took place concerning the conception of this term, or the term itself, and the way Ibn Rushd connected between the term and rhetorical forms in the Arabic literature. The job, that Ibn Rushd tackled, represents a model of the changes that hit terms and conceptions as they move from one culture to another. 10:00-10:15 Discussion 10:15-10:45 Yusouf Abou al-Udous, Yarmouk University, Jordanie : « The philosophical approach to Metaphor » This paper deals with the metaphor from the philosophical point of view. Many philosophers presented a broad concept about dealing with metaphor, and they regarded it as a mean to represent or express the hidden hings. From those philosophers are: Aristotle, Quintilian, Cicero, Bede, St. Thomas Aquinas, Thomas Hobbes, John Locke, Hegel, Kant, Nietzsche, Paul Henle, Searl, Aldrich, Hester... So, what it must be mentioned here is that some Muslim philosophers talked about the metaphor and discussed its role and concept. So based upon that we can realize that from those prominent philosophers were al-F ! r ! b  "  , Ibn S  "  n !  and Ibn Ru # d. Philosophers discussed many issues related to metaphor, from these are: - the use of metaphor, so some of them recognized or considered it as an ornemental type of language, and can be summarized or concised by using some expressions without loosing its similarity or indication - the function of language, whether it was perceptual or affectional - the difference between the poetical and scientific language - the value and importance of metaphor - the difference between ordinary speech and metaphor.  10:45-11:00 Discussion 11:00-11:15 Pause - 4. L’éloquence arabe (‘ilm al-bal  !   gha) : 4.1. Al-J  !    i     – 11:15-11:45 Joseph Dichy, ICAR (CNRS)-Université de Lyon 2 : « Du paradoxe de ‘la main de Dieu’ à la notion j !   i   ienne de bayân  : les sources interprétatives de la rhétorique arabe médiévale » Cette communication reprend en l’enrichissant une réflexion, qui remonte aux années 1970, sur ce qui fonde la rhétorique arabe. J’ai à plusieurs reprises, dès cette époque, mais plus récemment dans mes enseignements à l’université Lyon 2, exposé oralement le résultat d’une recherche sur les textes les plus anciens de la rhétorique arabe (notamment l’oeuvre d’Al-J ! ! i  "  et le commentaire coranique d’al-Farr ! ’). Ces textes suggéraient une conjecture, selon laquelle l’interprétation des versets « anthropomorphiques » du Coran, et d’une manière générale, les problèmes de relation entre sens propre (ou littéral) et sens figuré (ou interprétatif) seraient situés aux fondements du rhétorique dans la culture arabe médiévale. (Les débuts de l’exégèse hébraïque en langue arabe, et notamment au II e /VIII e  s./II e /IX e , les discussions autour des Qaraïtes littéralistes, et l’œuvre de Sa‘diyya Ga‘ôn al-Fayyûmî, viennent par ailleurs renforcer cette conjecture.) Les versets « anthropomorphiques » du Coran posent un problème de double sens : le « trône » ou « la main de Dieu » doivent-ils être pris au sens propre ou au sens figuré ? Ou encore, dans l’un et/ou l’autre, selon le point de vue ? Ce double sens constitue un paradoxe : à première vue, rien ne semble autoriser une limitation des attributs que Dieu se donnerait lui-même. Mais si l’on prend avec le langage la distance que la relation des mu‘tazilites au texte sacré autorise, le paradoxe se trouve levé au moyen d’un déplacement du problème vers la manière dont les humains conçoivent et formulent les choses divines (Dieu en son Unicité, taw !  "  d  , se trouvant dès lors situé au-delà de toute atteinte). Plus tard – notamment à partir du IV e /X e  siècle – apparaîtra l’idée d’une double institution ( wa "  ‘ ) de la langue, « propre » (  f  "  l-   aq "  qa ) ou « figurée » (  f  "  l-maj  !   z ). Les mu‘tazilites, dont Henri Corbin disait qu’ils avaient eu le mérite de poser la plupart des grandes questions théologico-philosophiques qui agiteront les sciences islamiques médiévales, refusaient toute interprétation littérale de ces versets. Ce refus, sous-tendu par tout un appareil doctrinal, entraînait la nécessité de prendre en compte une interprétation figurée. (Ibn Qutayba, peu soupçonnable de sympathies mu‘tazilites, adoptera la même attitude, qu’il fondera pour sa part sur l’évidence.) La perspective mu‘tazilite, clairement perceptible dans l’œuvre de J ! ! i  "  (notamment dans le célèbre al-Bay !  n wa-t-taby "  n,  mais également en plusieurs passages du ayaw !  n ), inscrit les grands concepts du rhétorique dans la notion plus large de bay !  n  (qui inclut l’interprétation du « langage du monde », ni #  ba ). Je montrerai que cette notion fonde véritablement ce qu’on pourrait appeler une « rhétorique de l’interprétation » (l’expression est dans al-Taw !  "  d  "  ,  Imt  !  ‘ ), dont le cheminement surgit très fortement de la résolution mu‘tazilite du paradoxe de « la main de Dieu ». Les développements qu’entraîne chez J ! ! i  "  cette perspective interprétative seront ici soulignés, d’une manière qui viendra à la fois renforcer la conjecture ci-dessus, et montrer comment s’opère le passage du  rhétorique à la  rhétorique en tant que branche des sciences médiévales arabes du langage. 11:45-12:00 Discussion 12:00-12:30 Lale Behzadi, Göttingen Universität / Orient Institut Beirut : « Al-J !   i   and the Epistemological Dimension of his Theory of Language » Amr b. Bahr Al-J ! ! i  "  (160/776-255/868) is one of the earliest Arab scholars (if not the first) who dealt with several aspects of the communication process beyond the rating of poetry. To analyse interaction – be it between human beings or between God and man – Al-J ! ! i  "  in the first place was interested in the modes of understanding: the actions and points at which transmitter and receiver try to meet each other, the exchange of signs and signals, the possibility and consequence of decoding. Now, Al-J ! ! i  "  of course deals with linguistic phenomena, not only as one topic among others, but as a central pillar of his science. In his final work Kit  !  b al-bay !  n wal-taby "  n , and also in several essays and in the Kit  !  b al- !  ayaw !  n , he focuses on the heart of human life: how do human beings come in contact with each other? And how do they make use of the greatest gift given them by their creator – the faculty of speech, or the communication through several kinds of signs? Al-J ! ! i  "  goes far beyond traditional bal ! ga; he not only wants to set up the criteria for beautiful and faultless speech, but goes into the rules of communication. For him, theories about linguistic phenomena are not reduced to poets and rhetoricians, but throw light upon every human expression.  12:30-12:45 Discussion
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